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Rencontre avec Skynoize, deux jeunes DJ surmotivés

Les deux DJ Lorrains de Skynoize, Alex et Octa, se sont prêtés au jeu des questions réponses à une heure d’une de leurs prestations, vendredi dernier.

Rencontre avec ces deux étudiants, qui rêvent de pouvoir vivre de leur art.

 

 

 

 

 

 Lorraine d'Arts : Tout d’abord, une petite présentation s’impose. Quand, comment et où vous êtes vous rencontrés ?

Octa : J’ai commencé la production électronique il y a deux ans par pur hasard, en tombant sur un logiciel de production j’ai voulu m’éclater et petit à petit j’ai progressé et monté mon premier groupe Dilldozer qui n’a pas marché. Un an après, j’ai donc décidé de lancer Skynoize anonymement. En surfant sur internet je suis tombé sur une production d’Alex, je l’ai tout de suite contacté et on a directement accroché !

On s’est alors tous les deux lancés dans ce projet depuis maintenant un an pour notre plus grand plaisir.

 

 Lorraine d'Arts : Pourquoi « Skynoize » ?

Octa : Parce que ce n’était pas pris (rires). Surtout parce que ça sonnait bien, « Noise » représente la musique électronique et « Sky » le fait que l’on veut voir plus loin, mais aussi parce que le dubstep est considéré comme la musique alien, donc celle qui vient du ciel.

 

 Lorraine d'Arts : Votre premier EP « Jokebox » est sorti, mais est-ce votre première production ?

Alex : Octa avait sorti plusieurs productions en solo, on a donc continué d’ailleurs à sortir des singles individuellement et gratuitement sur soundcloud pour voir les appréciations.

On a, par la suite mis un aperçu d’un EP sur Internet « Meating of a man » pour avoir des avis et les gens ont tout de suite accroché. On s’est donc fixé pour objectif de faire des mini EP de 3 chansons sur lesquelles on donne tout ce qu’on a.

Le premier Jokebox est déjà sorti, il est orienté Funk, 8 bit et glitch hop. D’ailleurs, 2 des 3 chansons sont classées sur GlitchHop.Net, le site de référence dans le domaine, ce qui représente une énorme fierté pour nous. En deux semaines on a dépassé des chansons qui sont là depuis plus d’un an ! On ne s’y attendait vraiment pas, on s’est pris une sacrée claque.

Octa : C’était d’autant plus surprenant qu’on ne faisait pas spécialement de glitch hop avant. On s’est lancé à l’aveuglette dans ce style pour sortir cet EP qui marche super bien. C’était plus ou moins une sorte de défi.

 

 Lorraine d'Arts : Allez-vous continuer sur cette lignée « glitch hop » ?

Octa : Justement on se pose la question. On s’amuse à faire de tout. On veut faire une série de 5 EP par an, en sortant à la fin de l’année un album avec des exclus, des remix… Le but étant de changer de style sur chaque EP, toujours en gardant nos influences. Je pense qu’après ces EP, ou dans des exclus qu’on va sortir entre temps, on va se baser de plus en plus sur le glitch hop car c’est un style qui nous plaît.

Alex : On va dire que c’est la réunion entre le dubstep, qui a des influences rock, notre milieu musical d’origine, et le côté dansantl’on peut retrouver dans le hip-hop.

 

 Lorraine d'Arts : Ce qui explique votre featuring avec Locus ?

Alex : A la base, c’est parti d’un délire. On s’est rencontré lors du record des 24h de radio de RCN, où Octa et moi étions à la régie. On est ensuite resté en contact et un soir on a fait une production sur laquelle Locus a commencé à chanter. On s’est alors lancé un défi, qu’il écrive un texte et ça a donné Légo !

Octa : Ce qui est génial avec cette musique, c’est qu’il y a le mélange de glitch hop, du hip-hop et de vocal français, ce qui n’a encore jamais été! Parallèlement à ça on a décidé de monter un nouveau groupe « P-Tracks » avec notamment Locus et d’autres amis musiciens nancéiens. Là on va vraiment mélanger ces styles de musiques, pour créer de nouveaux univers.

 

 Lorraine d'Arts : Quels sont vos idées de mélanges novateurs de genres ?

Alex : A l’origine, on vient du milieu rock/métal et on a déjà fait des productions Rock/dubstep ou classique/dubstep. On part du principe que si un son te plaît, pourquoi te limiter à ce qui a déjà été fait ? Je pense qu’un artiste peut créer, mais il peut aussi arranger plusieurs choses ensemble pour créer quelque chose de nouveau.

 

 Lorraine d'Arts : Des idées d’instruments « originaux » à intègrer à vos musiques ?

Alex : Étant guitariste, je suis très axé guitare, on a d’ailleurs intégré un de mes solos dans notre dernière chanson « Friends ». Saxophone, trompette, accordéon… On pense à tout ! J’adore la musique traditionnelle et la musique électronique, je veux vraiment mêler les deux. On va peut-être faire un concert en été et on va avoir les machines mais aussi une batterie, une guitare… Faire de notre show, un vrai concert ! On veut prouver que DJ c’est musicien !

Octa : La semaine dernière, on est allé chez Rami (ndlr, organisateur de la soirée, association Pimpilimpausa) et on a découvert un instrument qu’on n’avait jamais vu, une sorte de piano à vent (ndlr, harmonium) qu’on compte bien intégrer dans une de nos prochaines productions.

 

 Lorraine d'Arts : Est-ce qu’à terme, vous voulez vivre de la musique ?

Octa : Moi oui ! Je termine cette année mon bac d’industrie graphique, pour avoir un appui si jamais la musique ne marche pas et à côté de ça l’année prochaine je pars en école de musique pour consolider mes bases. Mon but est de créer un studio d’enregistrement pour produire des groupes.

Alex : Moi je ne m’attends jamais à rien, je vis au jour le jour. Derrière je continue mes études en école d’ingénieur en préparant un master. Si quand j’ai mon diplôme je vois que ça marche je me lance dans la musique un an ou deux, et sinon j’aurais toujours mon diplôme pourOn sait que notre musique, même si elle décolle, ça restera assez éphémère.

 

 Lorraine d'Arts : Une exclusivité pour les lecteurs de Lorraine d’Arts ?

Alex : C’est quasiment sûr, mais on va faire une mini tournée de 2/3 dates en Suisse. Ca va vraiment nous permettre de partager notre musique ailleurs.

Octa : Deuxième petite actu, on est en train de préparer des featuring avec de très gros artistes… On ne peut pas trop en dire, car pour l’instant on est sûrs de les rencontrer mais pas encore totalement qu’on va collaborer avec tous…

A suivre donc…

 

Merci à Octa et Alex d’avoir pris le temps de nous répondre. Vous pouvez les retrouver sur Facebook et écoutez leurs productions sur Soundcloud.

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